Association des Ingénieurs de Polytech Lyon

 

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Interview de Pierric JOMARD - Promotion Mécanique 2015
 

Une petite présentation rapide de ton parcours pour commencer ?

2010 :              Bac S option SI (Sciences de l'Ingénieur) et spécialité Mathématiques.

2010-2012 :      Premier cursus préparatoire intégré à Polytech Lyon.

2012-2015 :      Filière mécanique avec une spécialisation en dernière année en Combustion - Motorisation – Turbomachines.

 

Et ton parcours professionnel, en quelques mots ?

2012 :   Stage Ouvrier dans un atelier de rectification de moteurs : GONIN MOTEUR – Lyon.

2014 :   Stage Ingénieur BE (Bureau d’Études) dans une société développant une nouvelle technologie de moteurs à explosion : MCE-5 DEVELOPMENT – Lyon.

2015 :   Stage Ingénieur Chef de projet dans une agence d'évènementiel : EMOCIO – Lyon.

2016 :   En CDI chez Alten (contrat signé fin décembre 2015 à l'agence de Villeurbanne) en tant que consultant junior / En mission chez PSA à Poissy (78-Yvelines) en tant qu'ingénieur Mise au Point Moteur.

 

En quoi consiste ton métier au quotidien ? Quels travaux ? Quelles responsabilités ? Quelles missions ? 

Le métier de consultant permet d'avoir une grande variété de missions dans un laps de temps assez faible, et permet également de se faire des expériences dans des entreprises et sur des sujets variés, inaccessibles pour un jeune diplômé en temps normal. Je suis actuellement en mission en tant qu'ingénieur en Mise au Point Moteur chez PSA, pour la partie pollution. Je travaille sur un moteur 2L Diesel actuellement installé sur une large gamme de véhicules (Utilitaires, monospaces, berlines, SUV). Mon travail consiste à suivre des campagnes d'essais de véhicules équipés de ce moteur sur des bancs à rouleaux, et ce dans différentes configurations de fonctionnement (tests normalisés, conditions extrêmes chaudes/froides, moteur neuf/vieilli, etc...), avec différentes stratégies de mise au point.

En fonction des résultats, on vient optimiser les réglages du véhicule (programmation moteur) afin de réduire au mieux les émissions de polluants.

Je suis responsable du bon déroulement de mes campagnes d'essais ainsi que du bon dépouillement des résultats qui en ressortent. 

Des synthèses sont alors rédigées pour chaque campagne d'essais afin de mettre en avant les points positifs et négatifs de chaque nouvelle stratégie.

D'ici moins d'un an, il y a des chances que je quitte cette mission pour pouvoir intégrer un milieu qui me passionne depuis toujours, le sport automobile, et ce au sein d'entreprises comme Renault F1, Citroën Racing ou encore Peugeot Sport !

 

Quelles sont tes perspectives de carrières?

A moyen terme, je souhaiterais manager une équipe d'ingénieurs dans un bureau d'études, afin de mêler la technique, à la gestion de projet. Je pense que c'est cet équilibre technique/gestion qui me convient le mieux.Aussi pour le moment, je souhaite me perfectionner techniquement sur mes premières années de travail de manière à avoir un bagage scientifique suffisant pour être à même de manager correctement une équipe d'ingénieurs. Je prône le management de compétences et je pense qu'un manager doit être en mesure de guider techniquement  son équipe.Sur le long terme, j'aimerais pouvoir créer une petite entreprise dans la mécanique (peut être en parallèle de mon travail dans un premier temps).

 

Qu’est-ce que l’école t’a apporté dans ton travail d’aujourd’hui ?

Polytech m'a apporté de l'autonomie, de l'assurance, et également une certaine sociabilité. Aujourd'hui, ce sont ces raisons qui rendent les ingénieurs Polytech attirant auprès des entreprises. Notre école nous permet d'avoir un large panel de compétences (trop large diront certains), mais c'est ce qui nous rend adaptable. Polytech étant de taille modeste, nous en ressortons avec une certaine sociabilité et une certaine modestie dans notre travail, ce qui n'est pas toujours le cas de nos écoles concurrentes (dialogue ressorti par plusieurs managers lors d'entretiens).

Selon moi, nous sortons de Polytech non seulement avec un bagage technique fourni, mais également avec un bon état d'esprit.

 

Et donc en fait, pourquoi es-tu devenu ingénieur ?

La passion de la mécanique m'a fait devenir ingénieur. J'ai toujours été fasciné par les systèmes mécaniques complexes, et donc forcément par les moteurs et c'est cette curiosité et cette fascination qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui.

 

Si c’était à refaire, est ce que tu changerais quelque chose ?

Rien du tout, enfin si, je m'impliquerai encore plus dans l'école car c'est là que j'ai passé mes plus beaux moments ! 

 

Tu t'es fortement impliqué dans la vie associative. Qu'en as-tu retiré ?

Mes implications dans les associations de Polytech ont été pour moi les plus belles expériences de ma formation ! Nous avons de la chance d'avoir ces associations et il faut continuer de les faire vivre et de se battre pour qu'elles subsistent car elles sont essentielles à l'école et à sa réputation !

Personnellement, cela m'a apporté beaucoup d'assurance. J'étais plutôt très timide en arrivant en prépa à Polytech, mais ma petite participation au BDE lors de ma seconde année m'a permis très vite de prendre confiance en moi et de m'impliquer encore plus. Le BDE est vraiment l'association que je conseille aux personnes qui ont du mal à s'exprimer en public, car c'est très formateur, et surtout c'est le moyen de vivre des moments formidables !

Mes participations au Shell Eco Marathon via le TIMISTIL m'ont fait vivre des moments incroyables, et m'ont beaucoup appris techniquement, mais aussi associativement. C'est une association de passionnés qui donne un côté un peu plus "technique" et "pratique" à toutes ces années de théorie.

Enfin, le 4L Trophy a été pour moi une année de préparation des plus intenses, mais m'a poussé à aller encore plus loin pour au final vivre une magnifique expérience ! Beaucoup de travail technique et d'organisation ont été nécessaires pour mener à bien ce projet mais c'est lorsqu'on a fini et maintenant que je travaille que je me rend compte que ces moments intenses nous apportent beaucoup.

Cela m'a tellement apporté, que je repars pour les 20 ans du 4L Trophy en 2017, afin de me remettre à l'épreuve !

Pour conclure sur la vie associative, je dirais que c'est elle qui fait l'école, et ce sera elle qui fera qu'un ingénieur X sortira du lot. On m'a fait des réflexions à chacun de mes entretiens à ce sujet, et tous ces managers m'ont dit que cela a été un élément essentiel lors de ma sélection ! Alors je conseille vraiment à tout le monde de s'impliquer pleinement dans ces associations : non seulement vous allez vous éclater durant votre formation, mais en plus, vous aurez de superbes souvenirs et ça vous aidera à sortir du lot en entretien à coup sûr ! Cela donne également un bon état d'esprit car cela nous pousse parfois à nous surpasser et donc à avoir un esprit déterminé !

 

Quel est le souvenir qui t’a le plus marqué à l’école ?

En version officielle, je dirai que l'état d'esprit Polytech, et particulièrement à Lyon, est vraiment unique et c'est pour ça qu'aujourd'hui je suis fier de pouvoir dire que je sors de cette école. L'esprit fraternelle de Polytech Lyon n'est pas toujours présent dans d'autres écoles et cela permet vraiment de se rendre à l'école avec plaisir (enfin au BDE quoi)!

En version officieuse, mon meilleur souvenir restera la première participation de Polytech Lyon au TIP (Tournoi Inter-Polytech) de Montpellier, qui restera pour moi un des meilleurs évènements et un des plus fous auquel j'ai pu participer! (Et pourtant j'en ai fait !!)

Un évènement qui reflète totalement l'état d'esprit Polytech, avec un zeste (un bon zeste) de n'importe quoi !

 

Qu’est-ce que tu aimerais dire aux étudiants actuels ou aux jeunes diplômés de Polytech Lyon ?

Je leur dirais de profiter tant qu'ils sont à l'école, pour participer et s'impliquer dans la vie associative de Polytech Lyon. Ce sont eux les vrais acteurs de l'école, et uniquement eux. On ne se rend pas compte de l'impact que cela peut avoir sur la notoriété de l'école, mais ces actions internes à Polytech, comme l'initiative du Polytech Talent il y a quelques années, donnent vie à notre école !

Pour les jeunes diplômés, je leur conseille tout d'abord d'être fiers de Polytech Lyon, car c'est notre ressenti de l'école que nous transmettons aux managers et aux entreprises. Si nous sommes fiers et heureux d'avoir fait Polytech, les entreprises verront encore mieux son potentiel. Sachez également que Polytech Lyon connait malgré tout depuis quelques années une belle croissance dans sa notoriété, très nettement visible lors de discussions avec des professionnels.

 

 



Interview de Marie GRANIER - Promotion MAM 2009

Poste actuel : Directrice Commerciale HPC, Cloud & SaaS (Villeurbanne, 69)

 

Une petite présentation rapide de ton parcours pour commencer ?
Ingénieur ISTIL en filière Mathématiques Appliquées et Modélisation, doublé par une formation à l'Institut des Sciences Financières et d'Assurances de Lyon, puis 3ème cycle Stratégie et Développement d'Affaires Internationales à l'EM Lyon et Ecole Centrale Paris.

Et ton parcours professionnel, en quelques mots ?
J’ai fait mon stage de fin d’étude d’ingénieur en Mathématiques chez Plastic Omnium (domaine automobile), puis mon stage de 3ème cycle pour l’EM en tant qu’ingénieur technico - commercial SolidWorks (domaines CAO / logiciel) chez Avenao. Et depuis maintenant plus de 2 ans, je suis responsable commerciale chez SysFera (domaine HPC – Calcul Hautes Performances)

 

En quoi consiste ton métier au quotidien ? Quels travaux ? Quelles responsabilités ? Quelles missions ?
* Suivi client
* Mise en place et mise en application de la stratégie commerciale et marketing
* Suivi du marché
* Intégration des demandes du marché à la road map produit
* Mise en place de partenariats stratégiques

 

Quelles sont tes perspectives de carrières?
Gestion d'entreprise à un poste exécutif sous 5 ans

 

Qu’est-ce que l’école t’a apporté dans ton travail d’aujourd’hui ?
* Une rigueur de travail
* Culture scientifique et technique
* Ouverture à tous types de domaine

 

Et donc en fait, pourquoi es-tu devenu ingénieur ?
Au départ, pour travailler dans l'industrie et m'intéresser à des problèmes très spécifiques mathématiquement. En pratique, par la suite, ma vision a légèrement évolué pour arriver à faire de la stratégie d'entreprise qui est mon domaine de prédilection aujourd'hui (tout en restant dans un milieu à forte composante technique).

 

Si c’était à refaire, est ce que tu changerais quelque chose ?
Plus de technique en début de parcours.

 

Tu t'es fortement impliqué dans la vie associative. Qu'en as-tu retiré ?
De bons souvenirs! Une idée de la gestion de groupe et de budget, apprentissage de l’événementiel

 

Quel est le souvenir qui t’a le plus marqué à l’école ?
Sur le plan scolaire : travail sur Campus création qui apporte un gros plus en terme de gestion de projet et de stratégie d’entreprise. Du côté extra-scolaire : l’organisation du gala de l’école en 2007 dans un château dans le Beaujolais.

 

Qu’est-ce que tu aimerais dire aux étudiants actuels ou aux jeunes diplômés de Polytech Lyon?
De profiter de leurs années d’études et de soigner leurs réseaux, qu’ils soient sociaux ou professionnels.



Interview de Julien DUMAIN - Promotion Mécanique 2007

Poste actuel : Project Manager chez SPS FBA (Lyon 06)
Président de l'Association des Ingénieurs de Polytech Lyon


Une petite présentation rapide de ton parcours pour commencer ?

Bac S SI, prépa MPSI – PSI, puis ISTIL (ancien nom de Polytech Lyon) en filière Mécanique. Spécialisation en Mécanique des Solides et des Structures en dernière année et stage de fin d’études dans le département Recherche & Innovation de Segula Technologies à Guyancourt (78).

 

Et ton parcours professionnel, en quelques mots ?
Au niveau professionnel, ça a été assez éclectique. Une petite année en tant qu’ingénieur Technico-Commercial Spécialisé dans l’air comprimé a eu le mérite de me faire comprendre que je n’étais pas fait pour le commerce. J’ai ensuite été débauché par IRIS Inspection Machines où j’ai été chargé de projet à l’international pendant près de 5 ans. Depuis avril 2013, je suis project manager chez Kosme FBA, à Lyon.

 

L’international, on en parle souvent à l’école ou dans les médias, mais concrètement, à part perfectionner son anglais, ça apporte quoi ?
Déjà, il n’y a pas que l’anglais. Aujourd’hui, tous les ingénieurs doivent le parler à peu près, et la différence se fait donc au niveau des secondes langues qui sont un vrai plus.

Ensuite, l’international apprend à relativiser les choses. Chaque partie du monde a sa propre façon de travailler, ses codes, son rythme, on apprend donc à s’adapter à la culture locale. Il faut souvent être calme et patient pour se faire comprendre et accepter, encore plus quand on est jeune et qu'on doit faire ses preuves. Il y a aussi une certaine forme d’humilité qui se développe face à des gens qui travaillent très souvent dans des conditions pires que les nôtres.

 

Qu’est-ce que l’école t’a apporté dans ton travail d’aujourd’hui ?
Très franchement, au niveau technique, pas grand-chose. J’ai reçu une très bonne formation, mais je dois avouer qu’aujourd’hui, ce dont je me sers, ce n’est pas des enseignements scientifiques mais des langues et de la SHS, en particulier la communication, le management et la gestion de projet.

 

Et donc en fait, pourquoi es-tu devenu ingénieur ?
A la base, comme j’étais bon en science et que je ne savais pas trop ce que je voulais faire, on m’a orienté assez naturellement vers une prépa puis une école d’ingé. Au départ, je ne voulais pas faire de mécanique mais ce qui correspond à la filière MAM/MCS. Et grâce à mon niveau catastrophique en math en prépa, j’ai vite dévié vers la méca.

 

Alors finalement, tu n’as ni choisi le métier d’ingénieur, ni la filière mécanique, ce sont des choix fait par dépit ?
Oui et non. J’ai toujours été attiré par les sciences et la technique. Je ne savais pas forcément quel domaine choisir, c’est tout. C’est venu naturellement, avec le temps, et je ne regrette pas du tout où tout ça m’a mené.

 

Si c’était à refaire, est ce que tu changerais quelque chose ?
Une seule : j’irai faire mon stage à l’étranger.

 

Tu t'es fortement impliqué dans la vie associative. Qu'en as-tu retiré ?
Avec le recul, que du positif. Sur le moment, ça n’a pas toujours été simple parce que tu ne peux pas satisfaire tout le monde, et forcément, ça ne fait jamais plaisir de passer du temps à organiser des choses et de prendre des remarques négatives de certaines personnes. Cependant, le retour qu’on en a est énorme. Que ce soit au niveau de la gestion d’évènement, l’organisation, la communication, on met en pratique pas mal de choses que l’on est amené ensuite à refaire dans le monde professionnel. C’est un atout considérable quand on arrive à un premier entretien et qu’on a au moins ça pour se vendre !

Aujourd'hui, avec l'AI Polytech Lyon, les enjeux sont différents, nous ne sommes plus là pour organiser des soirées, l'intégration ou quoi que ce soit, mais nous essayons de maintenir une unité et un réseau après la sortie de l'école à travers la publication d'offres d'emploi, l'organisation de recontres entre Anciens et étudiants, d'afterwork, etc... Nous avons en fait un rôle purement de soutien et de conseil auprès des diplômés (majoritairement les jeunes diplômés qui peuvent parfois se sentir un peu perdu à la sortie de l'école) et des étudiants.

 

Quel est le souvenir qui t’a le plus marqué à l’école ?
Probablement le calendrier nu qu’on avait réalisé pour un projet SHS et qui nous avait valu un 16/20. On était vraiment des escrocs !
Mais sinon, il y en a bien trop, les apér’istil, les Bruno, les gala, les WEI, … Que des bons souvenirs !

 

Qu’est-ce que tu aimerais dire aux étudiants actuels ou aux jeunes diplômés de Polytech Lyon?
Profitez à fond de vos études et de votre début de carrière pour tenter des choses. Si vous avez envie d’une année de césure pour réaliser un projet personnel, de voyager, de découvrir un nouveau domaine professionnel, faite le, éclatez-vous ! Vous aurez le temps de travailler et de vous poser par la suite. On a tendance à se dire que les plus sérieux, ceux qui restent chez eux à travailler tout le temps auront plus de réussite, mais en entreprise, c’est généralement faux. Ce sont ceux qui savent se faire un réseau, qui savent se montrer (intelligemment bien sûr), s'ouvrir et mettre en avant leurs idées qui progressent réellement. Rien ne sert d’être trop sérieux, bien au contraire !



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